Hypnose, auto-hypnose : à quoi ça sert et comment ça marche ?

brain-1093904_1920

Hypnose, auto-hypnose : à quoi ça sert et comment ça marche ?

8 Fév , 2016,
hypnoprogress
, ,
No Comments

Cet article a pour but de vous donner un aperçu de ma vision de l’hypnose et de l’auto-hypnose. Je ne suis sûr de rien, ne vous attendez donc pas à lire des vérités scientifiquement prouvées, mais simplement une vision parmi tant d’autre de ce que pourrait être l’hypnose, la mienne, à laquelle vous êtes libre d’adhérer ou pas !

L’état d’hypnose

A ce jour, je ne crois pas qu’il existe une définition universelle de ce qu’est l’etat d’hypnose, ou la transe hypnotique. Peut-être tout simplement parce qu’il n’existe pas UN état d’hypnose mais une infinité d’états d’hypnose.
Là où tout le monde semble être d’accord, c’est qu’on peut dire qu’un état d’hypnose est un état modifié de conscience. Cela voudrait dire qu’il existe un ou des états non modifiés de conscience ?
J’ai tendance à croire qu’on passe notre temps à changer d’état de conscience.

Quand on est captivé par un film, et qu’on ressent les émotions des acteurs, on pourrait dire qu’on est dans une forme de transe.
Quand on s’ennuie, et que nos pensées divaguent vers des choses plus intéressantes que ce que l’on est entrain de vivre, on est dans une forme de transe.
Quand on pense à une situation à venir, et qu’on ressent déjà du stress, de la joie, de la peur, on est dans une forme de transe !
Quand dans une situation donnée, on a une réaction automatique, comme devenir tout rouge, chercher ses mots, avoir peur, éclater de rire, s’énerver, probablement qu’on est aussi dans une forme de transe.
Bref, les états d’hypnose sont naturels et régulièrement spontanés. La particularité de ces états, c’est de limiter l’influence de notre esprit conscient, de notre esprit analytique, de notre esprit de jugement, à l’instant T. On dit souvent qu’en état d’hypnose le « conscient » lâche prise et laisse plus de place à l' »inconscient ».
Le but de la discipline de l’hypnose, c’est de créer volontairement ce genre d’état sur un sujet (hypnose accompagnée) ou sur soi-même (auto-hypnose), de manière contrôlée et sécurisée.
Pour cela, il existe une multitude de techniques que l’on appelle les techniques d’induction.

Les techniques d’induction

Il existe en effet une multitude de « techniques » pour entraîner quelqu’un dans un état d’hypnose : focaliser l’attention, saturer ses pensées, ses sens, dissocier les pensées du corps, de l’instant présent, etc… Chaucun est plus ou moins « réceptif » à telle ou telle technique.
Par rapport au paragraphe précédent, posez-vous la question suivante : à quand remonte la dernière fois que vous avez vécu quelque chose de similaire ? Et comment avez-vous fait ?
Rien qu’en vous posant ces questions, vous venez probablement de vous auto-induire un début d’état d’hypnose !
Faire de l’hypnose, c’est commencer à créer cet état, puis l’amplifier jusqu’à atteindre une « profondeur » suffisante pour ce qu’on veut en faire. On peut ensuite passer à la « phase de travail ».

Phase de travail

Cette phase de travail dépend de l’usage que l’on fait de l’hypnose. Les techniques utilisées en hypnose sont avant tout des techniques de communication, d’observation et de pédagogie. Leur domaines d’applications sont donc illimités et on peut s’attendre, dans les années à venir, à voir ces techniques se développer dans de nombreux domaines.
En l’état actuel des choses, cette discipline est plus largement connue pour les trois catégories que je décris ci-dessous :

– l’hypnose médicale : pour créer des anesthésies, analgésies, pour traiter certaines allergies, réguler la circulation du sang, et sûrement plein d’autres choses que je ne connais pas encore ! Cette pratique est réservée aux personnels médicaux (Médecins, infirmiers, sages-femmes, …).

– l’hypnose de divertissement : c’est ce que l’on voit à la TV. Des hypnotiseurs créer des états de transes chez leurs sujets, puis leur font vivre une expérience, parfois agréable, parfois non. Mon avis sur cet usage est assez mitigé. Si c’est fait avec éthique et bienveillance, c’est un super moyen de montrer les possibilités d’un tel outil.
Ce qui me gène c’est qu’on voit fleurir ces derniers temps plein de « formations » de quelques heures à ce genre de pratique, et que les gens qui en sortent n’ont pas forcément la mesure de la puissance de l’outil qu’il viennent d’apprendre. Ce qui engendre des usages parfois sans intérêt, voire traumatisant. Le mot est un peu fort, mais certains témoignages le légitiment.

– l’hypnose de coaching, ou « thérapeutique » : c’est l’usage que j’en fais. Je n’utilise pas le mot thérapeutique dans ma pratique, d’une part car je n’ai pas de formation médicale ni para-médicale, donc je ne me considère pas comme thérapeute; d’autre part car mes clients ne viennent pas me voir parce qu’ils sont malades. Ils peuvent l’être, mais l’objectif ne sera pas de les guérir, ce qui est du ressort de leur médecin.
Mes clients viennent me voir pour diverses raisons, mais la seule condition pour que je puisse les accompagner c’est que l’atteinte de leur objectif ne dépende que d’eux-même.

Concrètement, les demandes peuvent-être : arrêter de fumer, se libérer d’une phobie, gérer son stress, ses angoisses, son anxiété. Faire le deuil d’une personne, d’une relation, d’une étape de leur vie. Retrouver de la confiance, retrouver le sommeil, mieux vivre avec des accouphènes. Préparer un examen, une épreuve sportive, renforcer sa créativité, sa mémoire, sa concentration…
Quelle que soit la demande, le point commun sera d’utiliser l’inconscient pour déterminer et s’approprier la ressource ou les ressources nécessaire(s).

Pour ces trois grandes catégories d’utilisation de l’hypnose, le schéma est le même : utiliser des techniques d’induction pour créer un état d’hypnose, puis s’allier avec l’inconscient et le solliciter pour la « phase de travail ». Le but sera d’aller chercher des ressources conscientes et inconscientes, et de se les (ré)approprier. Pour cela, au même titre qu’il existe des techniques d’induction, il existe des techniques de travail, qui sont évidemment différentes pour ces trois catégories, mais qui sont surtout plus ou moins pertinentes pour chaque personne, en fonction de sa demande.

Vous vous dites peut-être « Ok, c’est bien, mais c’est quoi l’inconscient ? Et comment on fait pour s’allier avec ? ». Cela fera l’objet d’un prochain article ! Il ne s’agit là que d’une introduction, et j’entrerai un peu plus dans les détails dans les prochains articles.

Pour me contacter, rendez-vous sur la page contact ou sur la page Facebook.