Ordinateur, cerveau et corps humain, quelles ressemblances ?

illu

Ordinateur, cerveau et corps humain, quelles ressemblances ?

2 Mar , 2016,
hypnoprogress
2 comments

Lorsqu’on m’interroge sur mon parcours, et que j’explique qu’avant de me former à l’hypnose, j’étais ingénieur dans le domaine de l’informatique, les gens me répondent souvent : « mais ça n’a rien à voir ! ». En effet, à première vue, ce sont deux disciplines bien différentes !
Et pourtant quand on compare le fonctionnement d’un ordinateur et celui du corps humain, on observe de nombreux points communs.

Dans cet article, je vais comparer la composition et les modes de fonctionnement d’un ordinateur et du corps humain. Bien-sûr, ce ne sont que des visions grossières et simplifiées de ce que sont ces entités.

Les ressemblances

Le premier point commun est qu’un ordinateur, comme un humain est un « système », une « entité » qui reçoit des informations, les analyse, et restitue à son tour d’autres informations.

Composition et principe de fonctionnement du corps humain

fonctionnement humain

Chez l’humain, les yeux, les oreilles, le nez, mais aussi les papilles gustatives, et la peau (qui constituent nos récepteurs sensoriels principaux) permettent de capter de l’information de notre environnement.
Ces informations sont ensuite transmises au cerveau, qui les analyse, et qui envoie à son tour une information aux muscles et aux glandes. On parle de réponse motrice.

Composition et principe de fonctionnement de l’ordinateur

fonctionnement ordinateur

L’ordinateur est composé de périphériques d’entrées (webcam, clavier, souris, micro, manette de jeu), de périphériques de sorties (écran, imprimante, haut-parleurs) et d’une unité centrale (microprocesseur et mémoire), chargée de faire l’intermédiaire entre ces périphériques. Encore une fois, il s’agit d’une modélisation ultra-simplifiée !

 

Chez l’humain, l’entité, la cellule de base du cerveau pour traiter les informations est le neurone. Chez l’ordinateur, il s’agit du transistor.
Chez l’humain on parle de mémoire à court termes et de mémoire à long termes. Pour l’ordinateur, il existe aussi plusieurs types de mémoires (mémoire vive, mémoire morte).

Des programmes pour faire fonctionner les systèmes

Pour fonctionner, un ordinateur à besoin d’algorythmes, de programmes. Par exemple, pour que votre ordinateur reconnaisse votre souris quand vous la branchez, il faut un programme.
Pour que les informations s’affichent de manière lisible et compréhensible sur votre écran, il faut un programme. Vos logiciels de messagerie, de traitement de texte, ou de lecture vidéo sont des programmes.
Votre ordrinateur est un ensemble de programmes, qui sont stockés dans les différentes mémoires, et exécutés par le microprocesseur, lorsqu’une action externe (clic sur une icône) ou interne (un autre programme) les déclenche.

De la même manière, tout ce que vous faites de manière automatique chaque jour, comme vous brosser les dents après un repas, lasser vos chaussures avant de sortir, allumer la lumière quand il fait sombre, vous gratter lorsque ça vous démange, passer les vitesses quand vous conduisez … sont des programmes !
Ces programmes vous les avez appris à un moment donné de votre vie, et à force de les répéter, ils sont devenus automatiques, comme des « tâches de fond », vous permettant de penser à autre chose lorsque vous les éxécutez.
Lorsque vous mangez, dormez, que vous faites du sport, que vous faites l’amour, … vous êtes dans des « modes particuliers », qui sont aussi des programmes !
Ces programmes sont stockés et exécutés dans votre cerveau, et sont déclenchés de manière externe (stimulus sensoriel) ou interne (pensée, émotion).

Qui dit programmes, dit bugs !

Il vous est probablement arrivé en utilisant votre ordinateur d’être confronté à un bug : programme qui s’arrête subitement, blocage de toutes les applications, impossibilité de réaliser une action particulière…
Ces bugs peuvent être dûs à plusieurs raisons : erreur de programmation, saturation du microprocesseur, influence de l’environnement (surchauffe dûe à une température excessive), logiciel malveillant, obsolète, programme qui tourne en boucle, etc.

Et bien je pense que l’humain aussi, il lui arrive de « bugguer », un peu pour les mêmes raisons : si 10 personnes nous parlent en même temps, on ne peut pas suivre toutes les conversations; quand il fait trop chaud (ou trop froid) on a du mal à être efficace; si quelqu’un de malveillant nous manipule, on peut adopter des comportements inhabituels; ou encore parfois on a des comportements qui furent utiles un temps mais qui sont devenus obsolètes.
Il arrive aussi que certains de nos programmes tournent en boucle, comme vérifier 10 fois qu’on a bien fermé la porte à clé…

Les différences

Les émotions

La principale différence est qu’un ordinateur ne ressent pas (en tous cas pour le moment) d’émotions. Certes on arrive en robotique à reproduire des humanoïdes qui semblent être tristes, ou joyeux, ou effrayés mais ce n’est qu’une représentation des émotions, une simulation.
Jusqu’à preuve du contraire, un ordinateur ne va pas se vexer parce qu’on l’insulte, ou rougir quand on lui fait un compliment par exemple.
Cette absence d’émotions présente un avantage de taille pour les ordinateurs, cela les rends plus « fiables ». En effet, il est bien connu que les émotions chez l’humain peuvent influencer ses comportements, ce qui ne sera pas le cas pour l’ordinateur.

Et en même temps, nos émotions sont tout simplement vitales. Que serait la vie si nous n’en avions pas ? Pour tenter d’atteindre nous même cette fiabilité qu’ont les ordinateurs, il nous suffit peut-être juste d’apprendre à les gérer, ces émotions ?

Instantanéité des apprentissages

Quand il nous faut (à nous humains) plusieurs heures, mois ou années, et plusieurs répétitions pour automatiser un geste (faire ses lacets par exemple), un ordinateur lui, enregistre instantanément ses programmes.
Il suffit de lui montrer une fois (de le programmer) pour que ce soit acquis.

Rapidité d’éxécution

Bien sûr certaines de nos réactions humaines sont proches de l’instantané, comme retirer sa main d’un objet trop chaud. C’est le cas de nos réflexes.
Nous sommes aussi très habiles lorsqu’il s’agit de prendre une décision immédiate face à un danger, comme quand on veut doubler une voiture et qu’une autre arrive en face : en fonction de ma vitesse, de celle de la voiture que je veux doubler, et de celle de la voiture qui arrive en face, est-ce que ça passe ou pas ?
Sauf que parfois, je pense que ça passe mais ça ne passe pas ! L’ordinateur lui, est infaillible pour ce genre de calcul.
Je pense donc qu’en dehors de nos réflexes, l’ordinateur a encore une longueur d’avance sur nous, quand à la rapidité de calcul, ou d’exécution.
C’est d’ailleurs probablement pour cela que les ordinateurs sont bien souvent meilleurs que les humains aux échecs (le jeu) !

Captation et analyse de l’environnement

Enfin, je pense que l’ordinateur nous devance encore dans la captation et l’interprétation des signaux extérieurs.
En effet, même si on arrive plutôt bien à décoder certains signaux comme les sons d’une musique et la lumière d’une TV, on a encore besoin de lunettes infrarouge pour voir distinctement la nuit, et certaines fréquences sonores sont inaudibles pour la plupart des gens (ultrasons par exemple).
On pourrait dire que l’ordinateur a une « acuité sensorielle » supérieure dans certains domaines, pour capter et interpréter les signaux électro-magnétiques par exemple. Mais peut-être qu’avec beaucoup d’entrainement et les bonnes techniques, l’Homme serait capable de capter et interpréter les signaux électriques émis par le cerveau (comme le fait un Electro-Encéphalo-Graphe) juste en posant les mains dessus ? Utopiste, j’en conviens, mais fondamentalement pas impossible !
Vous avez peut-être déjà fait l’expérience de mettre votre langue entre les deux languettes des grosses piles rectangulaires ? On sent alors un courant électrique que l’on ne sentait pas juste avec les doigts. Donc certaines zones de notre corps sont plus sensibles que d’autres à certaines informations (j’en vois déjà qui sont entrain de lécher le front de leurs amis pour tenter de lire dans leurs pensées …).

Pour conclure, je pense que l’ordinateur n’est qu’une reproduction de ce que l’homme sait faire. Et donc potentiellement, tout ce que sait faire un ordinateur, nous devrions en être capable aussi.
Pour cela, pour avancer, pour mieux comprendre, l’ordinateur est un fabuleux outil, indispensable à mon avis. Bref, c’est un peu le poisson qui se mord la queue ! Sauf que nous pouvons tout à fait vivre sans ordinateur, alors que l’inverse n’est pas possible.
Vous vous demandez peut-être quel est le rapport entre cet article et l’hypnose ou la PNL ? Réponses dans le prochain (mais voici quand même un petit indice : PNL = Programmation Neuro Linguistique) !

2 Comments

  1. Didier mars 3, 2016 at 4:10 Reply

    Excellent, la comparaison est très intéressante, bien imagée.
    Bravo.

    • hypnoprogress mars 3, 2016 at 4:57 Reply

      Merci Didier !

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